La dimension de la nécessité du chant a eu historiquement une acception particulière dans le décor de la musique religieuse; un champ où il est prévu que l’expressivité soit exclusivement fonctionnelle au service du culte : « Elle doit être un art véritable, puisqu’il est impossible autrement qu’elle ait, sur l’âme des auditeurs, cette efficacité que l’Église veut obtenir en accueillant l’art des sons dans sa liturgie. Nous pouvons lire ceci encore aujourd’hui dans les règles universelles de l’Église catholique. Il s’agit d’une question très complexe que l’on ne peut définir en peu de mots et dans laquelle, de toute façon, l’élaboration musicale en substance a toujours eu, et continue d’avoir, beaucoup à faire avec la représentation de l’idée du sacré. En ce sens, les successions relativement simples de notes comme celles de ce disque, en comparaison, par exemple, avec une cantate de Bach, procurent des sortes d’images qui sont très efficaces autour des conceptions diffuses de la sacralité au niveau populaire, de la symbolisation de la transcendance. Tout ceci se passait dans le cérémonial religieux, dans la ritualité qui, pendant des siècles, a représenté le décor principal de l’implication collective pour la majeure partie des « gens du commun ».




Cliquez ici pour accéder au contenu du cd.